S’unir pour mieux s’organiser
Le concubinage, ou union libre
MOTIVATIONS :
Le concubinage est le mode de vie des couples vivant ensemble sans être liés par un mariage ou un PACS. Il connaît aujourd’hui un fort attrait, parallèle à la diminution du nombre de mariages. En effet, cette union dite libre est quasiment dénuée de règles contraignantes et permet tout de même l’obtention de certains avantages propres au mariage ou au PACS.
| AVANTAGES | INCONVÉNIENTS | ||
|---|---|---|---|
| aucune obligation d’assistance, de secours ou de fidélité |
- obligation naturelle de ne pas laisser le concubin sans ressource |
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Le pacte civil de solidarité (PACS)
MOTIVATIONS :
Moins rigide que le mariage, le PACS est une union visant principalement à organiser la vie commune de deux individus. Il attire aujourd’hui de plus en plus de couples, notamment les plus jeunes, du fait d’un certain nombre d’avantages. En effet, le PACS a tout d’abord des avantages fiscaux tels que l’imposition commune des partenaires (simplification, diminution du montant des impôts…), l’exonération des droits de succession, et l’abattement de 76 000 € en matière de donations entre vifs. Le PACS attire aussi par la simplicité de sa rupture, face à la complexité de la procédure du divorce.
le PACS comprend :
- un régime primaire obligatoire :
présomption mobilière
solidarité ménagère
vie commune et aide matérielle
- deux régimes patrimoniaux au choix :
le régime légal séparatiste (chacun des concubins conserve ses biens propres)
le régime d’indivision conventionnel (toutes les acquisitions sont soumises aux règles de l’indivision et nécessitent donc un accord des indivisaires pour les actes graves)
CONSÉQUENCES :
Fondé en principe sur un régime patrimonial séparatiste, le PACS permet aux partenaires liés de conserver leurs biens propres comme lors d’un simple concubinage. Ils ont pourtant certaines obligations parallèles, notamment celle de vivre ensemble et de participer aux dettes contractées pour les besoins du ménage. Comme dans le mariage, les partenaires ont le choix entre le régime légal et un régime conventionnel, qui s’avère être ici un régime d’indivision.
Le mariage : bien choisir son régime matrimonial
PRÉSENTATION :
Le mariage peut reposer ou non sur un contrat. En son absence, le régime de la communauté réduite aux acquêts s’applique. C’est donc par une convention matrimoniale que les époux vont pouvoir choisir leur régime. Plusieurs possibilités s’offrent alors à eux : adopter l’un des régimes prévus par la loi, aménager l’un de ces régimes via la convention matrimoniale, opter pour un tout autre régime (exemple : régime matrimonial étranger). Une fois adopté, le régime choisi peut encore être modifié, par le biais d’une convention matrimoniale passée devant notaire. En effet, les époux peuvent avoir intérêt à changer de régime en cas de modification de leur situation.
MOTIVATIONS :
Les principales motivations pouvant amener à choisir un régime matrimonial plutôt qu’un autre sont relatives à la situation des époux, situation à la fois professionnelle et financière. En effet, il devra toujours être pris en considération les possibilités d’une activité libérale ou à risques d’un époux, l’acquisition d’un fonds de commerce, l’existence d’une grande fortune de l’un des conjoints… Tous ces éléments peuvent en effet avoir des conséquences notables selon le régime matrimonial liant les époux.
MODALITÉS
| Conseillé si… | Déconseillé si… | ||
|---|---|---|---|
| COMMUNAUTÉ RÉDUITE AUX ACQUÊTS | Les époux sont salariés, ouvriers, ou fonctionnaires | L’un des époux possède ou souhaite acquérir en cours de mariage un fonds de commerce, exerce une activité indépendante ou à risques. | |
| COMMUNAUTÉ DE MEUBLES ET ACQUÊTS | L’un des époux possède une fortune mobilière importante avant le mariage, exerce une activité libérale ou à risques, possède ou souhaite acquérir un fonds de commerce. | ||
| COMMUNAUTÉ UNIVERSELLE | Les époux sont âgés et souhaitent se protéger mutuellement en cas de décès de l’un d’eux. | Voir ci-dessus : Communauté de meubles et acquêts | |
| SÉPARATION DE BIENS | L’un des époux (voire les deux) exerce une activité libérale, possède un fonds de commerce, dispose d’une grosse fortune familiale. | L’un des époux a peu de moyens, ne travaille pas, n’a aucun revenu. | |
| PARTICIPATION AUX ACQUÊTS | Voir ci-dessus : séparation de biens | Les époux manquent d’organisation : des difficultés pourraient en résulter au décès ou au divorce de l’un d’eux. |
Le changement de régime matrimonial
MOTIVATIONS
Les époux ont la possibilité, en cours de mariage, de modifier leur régime matrimonial, ou même d’en changer totalement. Cette modification doit impérativement être nécessitée par l’intérêt familial, qui peut dans certains cas se limiter à l’intérêt d’une seule personne. Le plus souvent, les époux décideront de modifier ou changer leur régime lorsque l’un d’eux verra sa situation professionnelle évoluer (acquisition d’un fonds de commerce, activité libérale comportant plus ou moins de risques, mise à la retraite et protection du conjoint survivant…).
MODALITÉS
La modification du régime en présence d’enfants mineurs devra être homologuée par le juge aux affaires familiales. Dans les autres situations, les enfants majeurs, les créanciers, et les parties au contrat de mariage pourront s’opposer à la modification si celle-ci leur porte atteinte, le juge devant alors l’homologuer ou la refuser.
CONSÉQUENCES
Il faut noter que le changement de régime peut nécessiter une liquidation du régime précédent. Ainsi, si l’on prend l’exemple d’un passage de la communauté réduite aux acquêts à un régime séparatiste, les biens communs aux époux feront l’objet d’un partage. Ensuite, la part revenant à chacun des époux lui restera propre dans le nouveau régime. La simple modification de certaines modalités du régime matrimonial, en revanche, ne nécessitera que rarement la liquidation du régime. Elle consistera le plus souvent à faire passer un bien commun en bien propre à l’un des époux, ou inversement.
| Modification du régime | Changement de régime | ||
|---|---|---|---|
| - Transformation d’un bien propre en bien commun, ou inversement
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- Passage d’un régime de communauté à un régime séparatiste ou au contraire à un régime de communauté universelle
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Attention, le coût peut s’avérer non négligeable dans certaines situations patrimoniales.
Les époux, le mandat et la représentation
MOTIVATIONS
Je peux représenter mon époux malade, absent, dans l’impossibilité de manifester sa volonté, ou ayant refusé d’effectuer un acte pourtant dans l’intérêt de la famille. En effet, de nombreux moyens de représentation sont à disposition de l’époux qui souhaiterait se faire représenter par son conjoint, ou représenter ce dernier pour cause d’impossibilité de manifester sa volonté ou de refus injustifié de prendre un acte répondant pourtant à l’intérêt de la famille.
| Objet | Procédure | ||
|---|---|---|---|
| Mandat | Un époux souhaite être représenter par son conjoint dans l’exercice des droits qu’il tient de son régime matrimonial. Exemple : gestion de ses biens propres, gestion des biens nécessitant son accord ou son concours… | L’époux souhaitant se faire représenter par son conjoint peut établir une convention à cet effet. Néanmoins, le mandat peut aussi être tacite, notamment si le conjoint gère les biens personnels de son époux, au su de celui-ci et sans son désaccord. | |
| Habilitation | Un individu souhaite être habilité à passer certains actes au nom et pour le compte de son époux se trouvant dans l’impossibilité de manifester sa volonté (absence, altération des facultés mentales et/ou physiques…) | La demande d’habilitation est formée par requête au Tribunal de grande instance. Le juge ne pourra fixer qu’une durée d’habilitation limitée, et devra prévoir les conditions de réalisation de l’acte. | |
| Autorisation | Une personne veut passer un acte pour lequel elle a besoin du consentement ou du concours de son époux. Elle souhaite alors le représenter : il est absent, ne peut pas manifester sa volonté, ou a refusé de donner son accord à l’acte se trouvant pourtant conforme à l’intérêt de la famille. | La demande d’autorisation judiciaire répond à la même procédure que l’habilitation, mais l’autorisation ne pourra porter que sur un unique acte, et non avoir une portée générale. |
CONSÉQUENCES :
| Mandat | Habilitation judiciaire | Autorisation judiciaire | |
|---|---|---|---|
| En cas de mandat exprès, les actes engageront l’époux représenté. En cas de mandat tacite auquel l’époux n’a pas donné son accord, les règles de la gestion d’affaires pourront s’appliquer : le dommage éventuel devra être réparé et les dépenses nécessaires du conjoint devront être remboursées. | Les actes passés par le conjoint habilité engage son époux, et seulement lui. En effet, le conjoint est ici un mandataire, qui devra rendre compte de sa gestion et se voir rembourser les frais engagés. | Le conjoint agit en son nom propre, son époux représenté n’est pas engagé mais les actes lui sont opposables. | |