| Environnement juridique, fiscal

Les détenteurs de contrats d’assurance-vie connaissent bien les avantages des « fonds en euros ». Basés sur un portefeuille d’obligations détenues par la compagnie, ils apportent à leur détenteur une rémunération à la hauteur des rendements obligataires et la sécurité du capital investi, garanti contractuellement.

Ces dernières années ont vu naitre des craintes sur ces supports tenant à plusieurs facteurs :

  • une baisse importante des taux d’intérêts sur le marché obligataire entrainant consécutivement une décrue importante du rendement des contrats ;
  • un risque pour les détenteurs d’obligations dans le prolongement des crises touchant particulièrement des pays comme la Grèce, (émetteur d’obligations pour financer ses déficits) faisant craindre un non remboursement des titres à leur échéance.

Par ricochet les détenteurs de fonds en euros voient la performance de leur placement baisser et craignent que les compagnies ne soient plus en mesure de garantir leurs capitaux.

Face à ce constat, nombreuses sont les sociétés de gestion à avoir proposé un « substitut » via la création de fonds de portage obligataires.

Les capitaux collectés par le fonds vont permettre à son gérant d’acquérir des titres obligataires d’entreprises ou d’Etats, parfois décotés, affichant des taux de rendement alléchants. Dans la mesure où aucune entreprise ou Etat ne ferait défaut le jour de l’échéance, l’investisseur pourra alors bénéficier d’une performance supérieure à celle de son fonds en euros.

Que faut-il en penser ?

Pour qui accepte de renoncer à la garantie en capital offerte contractuellement au détenteur d’un fonds en euros, cette alternative peut s’avérer un choix judicieux.

Toutefois il ne fait pas de doute que certains fonds proposés sur le marché seront surement confrontés à des difficultés de remboursement et verront donc leur performance finale se réduire bien en-deçà de la performance théorique affichée à l’émission.

Aussi nous suggérons pour celles et ceux qui sont prêts à investir leur capitaux sur ce type de supports :

  • de prendre le temps d’apprécier la nature des obligations acquises par le fonds (entreprises, états, durée, secteur d’activité, pays …) permettant d’appréhender la nature des risques potentiels ;
  • de ne pas hésiter à répartir à travers plusieurs fonds de portage obligataire leurs capitaux ;
  • de valider que la période est toujours propice à l’acquisition de ce type de support.

N’hésitez pas à consulter votre conseiller pour connaitre notre avis avant tout engagement en la matière.