Après une longue période de recul et de stagnation, la construction de logements en France a repris une pente ascendante, entamée au début de l’année 2016. Dans ce contexte il nous a semblé intéressant de nous pencher sur quelques études et statistiques visant le logement des français.

Deux d’entre elles ont retenu notre attention. La première, parue le 21 décembre dernier et émanent des services de l’INSEE (source: Le Parc de Logement en France au 1er janvier 2016, Céline Arnold, division logement, INSEE), complétée par une enquête du réseau Century 21 (source: Le logement idéal des français – Enquête exclusive 2016, Christel Villedieu) visant à déterminer quel était pour nos compatriotes : le  logement idéal !

Nous vous présentons ci-dessous les réponses et résultats qui pourront aider tout acquéreur ou investisseur potentiel à sélectionner les biens, emplacements, surfaces… adaptés à la demande et aux besoins de ses futurs locataires ou occupants.

 

LE CONSTAT ET LES TENDANCES GENERALES

Le logement « idéal » des français a considérablement évolué ces dernières décennies, et, pour 77 % des répondants, il s’agirait aujourd’hui d’un appartement avec un jardin (terrasse), un garage,  se situant en zone urbaine pour 40 % d’entre nous. La proximité des commerces et commodités reste un critère prépondérant. Cet élément est mis en évidence par l’acquéreur de sa future résidence principale et tout autant par le futur locataire à la recherche d’un logement.

L’augmentation continue du nombre de logements répond toujours (mais pas seulement) aux conséquences de l’explosion du nombre de familles monoparentales.

Historiquement pays de « locataires », la France a basculé vers celui de « propriétaires ». En effet, nous sommes passés de 45,50 % de propriétaires à 57,9 % en l’espace de 40 ans, soit de 1973 à 2013. L’augmentation forte du prix d’achat de l’immobilier n’a pas freiné l’appétit des acquéreurs, poussés par l’allongement de la durée des prêts et la baisse significative des taux d’intérêt, particulièrement au cours de ces dernières années.

Il ressort également et assez logiquement de ces travaux que la proportion de propriétaires augmente progressivement au cours du cycle de vie, à mesure qu’évolue la situation financière et familiale. En effet, les plus jeunes sont en grande majorité locataires : parmi les ménages de moins de 30 ans, 61 % des couples avec enfants sont locataires et cela concerne la quasi-totalité des familles monoparentales.

–   Les ménages locataires représentent 40 % des ménages de l’hexagone.  Parmi eux, 93 % louent un logement vide, les 6 % restant sont en sous-location, meublé ou chambre d’hôtel.

On pourra noter que la surface moyenne des logements s’élève à 90,9 m² en France métropolitaine et que la surface moyenne des appartements est en recul de 4 %.

Enfin soulignons que le nombre moyen de personnes par logement a également diminué, conséquence du vieillissement de la population (veuvage), de l’augmentation des séparations (divorce) et des familles monoparentales.

 

CONCERNANT PLUS PARTICULIEREMENT LES BIENS DONNES EN LOCATION

Les études et statistiques mettent en évidence une augmentation sensible du confort attaché aux logements proposés.  

Si près de trois logements sur quatre proposés ne présentent pas de défaut significatif pour les locataires, Les difficultés principales soulignées de manière récurrente et rédhibitoires visent les problème d’humidité (et) ou d’isolation thermique.  Ces défauts sont principalement constatés dans les logements construits avant 1949 et, constat surprenant, touchent particulièrement les biens comportant peu de pièces !

 

CONCERNANT LE PRIX DES BIENS ET LE MONTANT DES LOYERS

On constate que les prix de l’immobilier résidentiel se sont envolés, particulièrement dans les années 2000, ceux-ci ayant doublé dans l’ancien entre 2000 et 2007 en moyenne. Si l’immobilier ancien a subi une baisse significative mais de courte durée en 2009, au moment de la crise, la reprise a été forte notamment en Ile de France.

Mais dans le même temps l’augmentation de l’indice des prix à la consommation, celle des loyers et du revenu disponible brut par ménage est restée comprise entre 15 et 25 %.

En conclusion la demande reste forte et les facteurs qui ont favorisé le marché immobilier ces dernières années semblent toujours présents. Pour autant, l’évolution des prix tirés par la baisse des taux d’intérêts (aujourd’hui inférieur à 1 % !) et le décalage entre l’évolution des prix, des loyers et du revenu des ménages doivent inciter à conserver un optimisme raisonné.